
Après consultation de ses territoires 2/3 des Présidents régionaux et départementaux de la CPME se sont exprimés contre une participation à la mobilisation proposée par le MEDEF. La CPME ne participera donc pas au meeting du 13 octobre. Les entrepreneurs qui souhaitent s’y rendre sont libres de le faire en leur nom.
La CPME considère que manifester n’est pas son ADN : recourir à la rue équivaut à constater un échec de la négociation. L’unité patronale ne se décrète pas, elle se construit dans la durée et dans la concertation. En agissant seul, le MEDEF affaiblit cette perspective.
De plus, dans un moment où l’on débat de la taxation des ultra-riches et de la justice fiscale, donner l’impression que les chefs d’entreprise iraient manifester enverrai un message extrêmement négatif, qui se retournerait contre les entrepreneurs et les entreprises.
Alors que le 1er Ministre affiche une attitude d’écoute, la CPME assume une posture constructive, ouverte au dialogue, au moment où les entreprises attendent avant tout stabilité et visibilité.
La colère des chefs d’entreprise est réelle, nourrie par un débat public qui les caricature. Sur le terrain, les priorités sont claires : retrouver la stabilité politique et économique. La CPME choisit la responsabilité : ne pas ajouter de tension, mais proposer des solutions.
Pour la CPME, l’action se situe dans le dialogue avec les parlementaires, pour défendre les entreprises, porter des solutions concrètes et aboutir à du consensus au service du pays. Réduction des impôts de production (CVAE), sécurisation du Pacte Dutreil, simplification, baisse du coût du travail pour soutenir à la fois l’emploi et le pouvoir d’achat.
Nous souhaitons rétablir le dialogue, sans dogmes. Dans cette logique, la CPME lancera dans les prochains jours un appel à tous les députés et sénateurs français. Nos représentants iront à leur rencontre, dans l’ensemble des territoires, afin de représenter les priorités légitimes des entreprises et accompagner les discussions autour du budget 2026.
Dans le contexte actuel, il est plus que jamais primordial de comprendre toute l’importance d’une politique de l’offre en faveur des entreprises et de la croissance. Et de faire en sorte que les entreprises de l’économie réelle soient préservées et soutenues dans le cadre de la politique économique nationale.
Être force de proposition, c’est la marque de fabrique de la CPME et c’est ce qu’attendent les entreprises. Aujourd’hui, la place de la CPME n’est pas dans la rue, mais autour d’une table afin de construire le consensus dans l’intérêt des salariés et des chefs d’entreprise.